01

Préparer une résolution exploitable pour l’assemblée générale

L’installation sur les parties communes doit être inscrite à l’ordre du jour avec un projet suffisamment documenté. Le devis, le plan d’implantation, le coût d’entretien et les principales règles d’exploitation permettent aux copropriétaires de voter en connaissance de cause.

Les travaux constituant une amélioration relèvent fréquemment de la majorité de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965, avec les mécanismes de second vote prévus par l’article 25-1 lorsque leurs conditions sont réunies. La qualification dépend toutefois du projet : le syndic doit valider la rédaction de la résolution.

  • Joindre le devis et le plan des caméras
  • Séparer installation, maintenance et éventuels abonnements
  • Faire confirmer la majorité et le texte de la résolution par le syndic
02

Filmer les parties communes sans entrer dans la vie privée

Les caméras peuvent couvrir le hall, l’accès au parking, les circulations ou des locaux exposés aux vols. Elles ne doivent pas filmer l’intérieur d’un appartement, un balcon privatif ou la voie publique au-delà de ce qui serait autorisé.

Un masque de confidentialité, une focale mieux choisie ou un déplacement de quelques dizaines de centimètres peut éviter une zone intrusive tout en conservant la scène utile. L’audit doit aussi tenir compte des miroirs, vitrages et reflets.

  • Donner une mission précise à chaque caméra
  • Créer des masques sur les zones privatives
  • Valider les images réelles lors de la réception
03

Décider qui peut voir et extraire les images

Les résidents ne doivent pas disposer d’un accès libre aux caméras des parties communes. Le syndic ou les personnes spécifiquement habilitées consultent les images lorsqu’un événement le justifie, selon une procédure définie.

Le conseil syndical ne reçoit pas automatiquement un accès permanent. Les habilitations, la remise éventuelle aux forces de l’ordre et la transmission d’un export doivent être encadrées et traçables.

  • Lister les fonctions habilitées
  • Utiliser des comptes distincts
  • Tenir une trace des consultations et exports sensibles
04

Informer occupants, visiteurs et prestataires

Un panneau visible doit informer toute personne avant son entrée dans la zone filmée. Il précise l’objectif, le responsable, la durée de conservation et la manière d’exercer les droits. Une notice plus complète peut être annexée au règlement ou accessible auprès du syndic.

Les locataires, employés d’immeuble et prestataires sont également concernés. L’information ne se limite donc pas au procès-verbal de l’assemblée générale.

  • Placer le panneau avant la première caméra
  • Prévoir un contact réellement joignable
  • Mettre à jour l’information en cas de changement
05

Réceptionner et maintenir le système

La réception doit vérifier les cadrages de jour et de nuit, les contre-jours, les phares dans le parking, la durée réellement disponible et la procédure d’export. Les mots de passe par défaut doivent être supprimés et les comptes remis de façon sécurisée.

Une vérification périodique évite de découvrir après un incident qu’un disque était défaillant, qu’une caméra avait bougé ou que l’horloge n’était plus correcte.

  • Tester une recherche et un export
  • Contrôler la durée réelle d’enregistrement
  • Prévoir maintenance, nettoyage et suivi des disques

Questions fréquentes

Les réponses essentielles

Qui peut regarder les caméras d’une copropriété ?+

Uniquement les personnes habilitées par le responsable du dispositif et lorsqu’un motif le justifie. Les résidents ne doivent pas disposer d’un accès libre ou permanent aux images des parties communes.

Une caméra peut-elle filmer la porte d’un appartement ?+

Le cadrage ne doit pas permettre une surveillance disproportionnée des allées et venues d’un logement. L’implantation, la focale ou un masque de confidentialité doivent limiter la zone au strict besoin de sécurité.

Quelle majorité faut-il pour voter les caméras ?+

Une installation constituant une amélioration est souvent présentée sous le régime de l’article 25, mais la majorité dépend de la nature exacte du projet. Le syndic doit confirmer la rédaction et le fondement de la résolution.

Le conseil syndical peut-il avoir l’application sur son téléphone ?+

Ce n’est pas automatique. Un accès permanent doit être justifié, limité à des personnes précisément habilitées et organisé par la copropriété. Une consultation ponctuelle après incident est généralement plus proportionnée.

Sources consultées

Références officielles et techniques

La réglementation et les caractéristiques évoluent. Nous vérifions les textes et la référence exacte au moment du projet.