La durée se décide à partir de l’usage
La CNIL indique qu’en règle générale quelques jours permettent les vérifications après incident et qu’une conservation ne doit en principe pas excéder un mois. Pour un commerce ouvert chaque jour, le besoin peut être différent de celui d’un entrepôt visité une fois par semaine.
La durée doit figurer dans la documentation du traitement et sur l’information fournie aux personnes filmées. Si une séquence est nécessaire à une procédure, elle est extraite et conservée séparément avec des accès limités.
- Mesurer le délai habituel de découverte
- Choisir la durée la plus courte qui couvre ce délai
- Ne pas confondre archive d’incident et enregistrement courant
La formule de base du stockage vidéo
Pour un flux constant, un débit de 1 Mbit/s représente environ 10,8 Go par jour. On multiplie ensuite par le nombre de caméras et le nombre de jours, puis on ajoute une marge pour les variations de scène et le fonctionnement du système.
Exemple : huit caméras à 2 Mbit/s pendant quinze jours représentent environ 2,6 To avant marge. Dans la réalité, les débits diffèrent selon les caméras et l’activité ; le calcul doit donc être réalisé par groupe de scènes.
- 1 Mbit/s ≈ 10,8 Go par jour
- Capacité ≈ débit × caméras × durée
- Ajouter une marge et tenir compte de la capacité réellement utilisable
Résolution, codec et mouvement changent le résultat
Une caméra 8 Mpx ne consomme pas toujours exactement deux fois plus qu’une 4 Mpx. Le H.265, la fréquence d’image, la qualité, le bruit nocturne, le WDR et la quantité de mouvement influencent le débit.
L’enregistrement sur événement économise de l’espace, mais il dépend de la qualité de la détection. Pour une scène critique, un flux continu ou un pré-enregistrement évite de perdre les secondes qui précèdent l’alerte.
- Mesurer le débit après les réglages finaux
- Vérifier les scènes de nuit
- Conserver un pré et post-enregistrement sur événement
Programmer l’écrasement et contrôler la durée réelle
Un NVR professionnel fonctionne en boucle : lorsque l’espace est plein, les images les plus anciennes sont écrasées. La date de la plus ancienne séquence disponible doit être contrôlée après plusieurs semaines de fonctionnement.
La santé des disques, la synchronisation de l’heure et les pertes de flux doivent être surveillées. Un affichage indiquant quinze jours ne garantit rien si une caméra enregistre à un débit imprévu ou si un disque est en défaut.
- Tester la date la plus ancienne disponible
- Activer les alertes de disque et de caméra hors ligne
- Vérifier l’heure et la facilité d’export
Questions fréquentes
Les réponses essentielles
La loi impose-t-elle exactement 30 jours ?+
Non. Un mois est un plafond fréquent, pas une durée obligatoire. La conservation doit être justifiée par l’objectif ; quelques jours ou quinze jours peuvent suffire selon le site.
Combien de stockage faut-il pour huit caméras ?+
Cela dépend du débit. À titre d’exemple, huit flux constants de 2 Mbit/s pendant quinze jours représentent environ 2,6 To avant la marge technique.
Peut-on garder une vidéo plus longtemps après un vol ?+
Oui, la séquence utile peut être extraite et conservée séparément pendant le temps nécessaire à la plainte ou à la procédure, avec un accès limité et une traçabilité adaptée.
H.265 divise-t-il toujours le stockage par deux ?+
Non. Le gain dépend de la scène, du matériel et des réglages. Il faut contrôler le débit réellement produit, surtout de nuit et dans les zones très mouvantes.
Sources consultées
Références officielles et techniques
La réglementation et les caractéristiques évoluent. Nous vérifions les textes et la référence exacte au moment du projet.


