Décrire le contexte, les incidents et les exclusions
Le document commence par l’activité, les horaires, les bâtiments, les accès et les incidents observés. Il indique qui exploitera le système et en combien de temps une séquence doit pouvoir être retrouvée.
Les exclusions sont tout aussi importantes : zones de pause, postes de travail sans justification, propriété voisine, voie publique ou fonctions IA non retenues. Elles empêchent les offres de gagner artificiellement en étendant le périmètre.
- Sites et horaires
- Incidents et fréquence
- Utilisateurs et délais d’exploitation
- Zones obligatoires
- Zones exclues
- Contraintes de continuité
Créer une fiche de mission pour chaque caméra
Chaque ligne associe une zone, un événement, une distance, une largeur de scène, une lumière et un niveau de détail attendu. Une vue de contexte n’est pas évaluée comme une caméra dédiée à un visage ou à une plaque.
Le soumissionnaire indique l’emplacement, la hauteur, la focale, la définition, la protection et les hypothèses. Les écarts sont explicités plutôt que masqués derrière un modèle plus puissant sur la fiche technique.
- Zone et numéro
- Risque traité
- Distance et largeur utile
- Jour, nuit et contre-jour
- Niveau de détail
- Obstacle et risque de vandalisme
Spécifier réseau, énergie et continuité
Le cahier des charges précise ce qui existe : baie, cuivre, fibre, VLAN, PoE, onduleur, accès Internet et locaux techniques. Il demande les puissances, ports, réserves et protections, sans supposer que le réseau bureautique acceptera le trafic vidéo.
Une coupure d’Internet ne doit pas être confondue avec une coupure d’enregistrement local. Les comportements attendus en cas de perte réseau, caméra, disque ou alimentation sont décrits et testables.
- Schéma réseau et adressage
- Budget PoE et réserve
- Cloisonnement du réseau vidéo
- Onduleur et autonomie ciblée
- Comportement hors Internet
- Alertes de perte caméra ou disque
Calculer le stockage utile et la relecture
Une durée en jours ne suffit pas. Le calcul documente définition, fréquence d’images, codec, débit, mode continu ou événementiel, activité de la scène et marge. La capacité réellement exploitable tient compte de la protection des disques et des réserves.
La réception vérifie la plus ancienne image disponible après une période représentative. Le système doit aussi permettre une recherche et un export sans interrompre l’enregistrement normal.
- Hypothèses de débit par caméra
- Capacité brute et utile
- Mode d’enregistrement
- Durée cible et marge
- Recherche par date, caméra et événement
- Export pendant l’enregistrement
Encadrer les comptes, accès distants et cybersécurité
Le client doit recevoir les droits administrateur nécessaires, la liste des comptes, la procédure de récupération et la documentation de l’accès distant. Aucun compte générique du prestataire ne reste actif sans justification et contrat.
Les exigences de cloisonnement, mots de passe uniques, chiffrement, mises à jour, journaux et télémaintenance sont détaillées dans le guide Protectas consacré à la cybersécurité. Le cahier des charges en reprend les résultats attendus sans recopier toutes les mesures techniques.
- Comptes nominatifs
- Droits par rôle
- Accès administrateur remis au client
- Télémaintenance encadrée
- Mises à jour et fin de support
- Journaux exportables
Définir l’information, les habilitations et les obligations
Le donneur d’ordre identifie les zones ouvertes au public, les salariés concernés et les personnes responsables. Le prestataire fournit les éléments techniques nécessaires aux démarches, mais ne remplace ni la décision de l’entreprise ni ses conseils.
Le dossier prévoit panneaux, registre, finalités, durées, procédure de droits et liste des habilités. Les autorisations ou consultations requises sont traitées avant la mise en service selon le contexte.
- Cartographie public / non-public
- Panneaux et mentions
- Rôles et habilitations
- Durée configurée
- Démarches et décisions conservées
Demander les livrables qui rendent le système maintenable
À la réception, l’entreprise obtient le plan à jour, le schéma réseau, l’inventaire, les numéros de série, les garanties, les comptes, les réglages essentiels et la procédure d’export. Les mots de passe ne sont pas placés dans un plan partagé sans protection.
Les étiquettes des caméras, ports et câbles correspondent aux noms affichés dans le NVR ou VMS. Cette cohérence réduit le temps de dépannage et évite qu’une future extension repose sur des suppositions.
- Plan conforme à l’exécution
- Schéma réseau
- Inventaire et garanties
- Sauvegarde de configuration
- Guide utilisateur et export
- Dossier sécurisé des accès
Comparer garantie, maintenance et niveau de service
Le document demande de distinguer garantie fabricant, garantie de pose, maintenance préventive et dépannage. Les horaires de prise en charge, déplacements, main-d’œuvre, pièces, batteries, disques et prêt de matériel sont explicités.
Un SLA ne doit pas promettre un rétablissement impossible sans stock ni accès au site. Il décrit des délais, priorités, prérequis et exclusions vérifiables. Le coût sur plusieurs années est présenté séparément du prix d’installation.
- Périmètre de garantie
- Fréquence préventive
- Délais de prise en charge
- Pièces incluses ou exclues
- Stock et obsolescence
- Coût récurrent total
Transformer les exigences en protocole de recette
Chaque objectif important reçoit un test : passage réel à la distance prévue, scène de nuit, phares, contre-jour, recherche, export, perte d’une caméra, coupure réseau et vérification des droits. Le résultat attendu est écrit avant l’installation.
La réception produit un procès-verbal avec tests réussis, réserves, responsables et délais. Elle ne consiste pas à constater que toutes les vignettes apparaissent sur un écran.
- Scénarios réels convenus
- Résultat et tolérance
- Preuve ou capture de référence
- Réserves et délai
- Nouvelle vérification après correction
Le modèle de tableau à copier dans la consultation
Une ligne par caméra contient : identifiant, zone, incident, résultat, distance, largeur, lumière, hauteur maximale, enregistrement, rétention et test de réception. Une deuxième feuille couvre réseau, stockage, comptes, travaux et maintenance.
Les candidats répondent dans le même tableau avec leur solution, leurs hypothèses et leurs écarts. Le choix peut alors intégrer qualité, risque, coût global et maintenabilité, pas seulement le total en bas du devis.
- Exigence
- Réponse proposée
- Référence
- Hypothèse
- Écart
- Test
- Coût associé
Questions fréquentes
Les réponses essentielles
Que doit contenir un cahier des charges vidéo ?+
Le contexte, les incidents, une mission par caméra, les niveaux de détail, les contraintes jour/nuit, le réseau, le stockage, les accès, la cybersécurité, les travaux, les livrables, la maintenance et le protocole de recette.
Faut-il imposer une marque ?+
Pas nécessairement. Une marque peut être imposée pour compatibilité ou standardisation, mais les objectifs et performances doivent rester explicites. Une prescription sans justification peut figer une architecture moins adaptée.
Comment comparer deux devis ayant le même nombre de caméras ?+
Comparer plan, missions, focales, travaux, qualité nocturne, stockage utile, réseau, continuité, comptes, documentation, maintenance et tests. Le nombre et la définition seuls ne suffisent pas.
Qui doit conserver les accès administrateur ?+
Le client doit disposer des accès nécessaires à la maîtrise de son système. Les droits du prestataire sont séparés, nominatifs, limités à sa mission et retirables selon le contrat.
Quels tests prévoir avant réception ?+
Passages réels jour et nuit, contre-jour ou phares, recherche, durée disponible, export sur poste neutre, droits utilisateurs, perte caméra, coupure réseau ou électrique contrôlée et vérification des documents.
Le modèle ministériel suffit-il ?+
C’est une référence utile, mais elle doit être adaptée au site, aux technologies IP, au RGPD, à la cybersécurité et à l’exploitation actuelle. Elle ne doit pas être copiée sans mise à jour.
Sources consultées
Références officielles et techniques
La réglementation et les caractéristiques évoluent. Nous vérifions les textes et la référence exacte au moment du projet.


