Lire correctement les statistiques franciliennes
La base régionale du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure recense 34 664 cambriolages de logements enregistrés en Île-de-France en 2025. Le taux est calculé sur 6 071 777 logements de référence, et non sur le nombre d’habitants. Les données 2024 faisaient état de 39 503 faits.
Une moyenne régionale masque de forts écarts. Le SSMSI montre plus largement qu’en 2025, à l’échelle française, environ 1 % des communes concentrent 38 % des cambriolages de logements enregistrés. Cette concentration justifie une étude locale, mais pas une promesse commerciale fondée sur le seul code postal.
- 34 664 faits enregistrés en Île-de-France en 2025
- 5,71 faits pour 1 000 logements
- 39 503 faits en 2024
- Baisse régionale d’environ 12 %
- Statistiques enregistrées, non risque individuel
Maison et appartement : deux cartes de risque différentes
Une maison cumule souvent portail, jardin, fenêtres basses, garage et accès arrière. Un appartement dépend du hall, de l’interphone, de la porte palière, des circulations et parfois d’un balcon accessible. Le dernier étage, le rez-de-chaussée et un palier isolé n’ont pas les mêmes scénarios.
L’audit suit le parcours plausible depuis l’espace accessible jusqu’aux pièces sensibles. Il repère visibilité depuis la rue, clôture, éclairage, qualité des ouvrants, dépendances et habitudes de remise de clés. Le but n’est pas de transformer le logement en forteresse, mais de supprimer les facilités évidentes et d’obtenir une alerte assez tôt.
- Porte d’entrée
- Fenêtres et baies
- Garage et dépendances
- Balcon ou jardin
- Clés et badges
- Voisinage et parties communes
Renforcer d’abord les accès et les habitudes
Une porte solide doit être réellement verrouillée ; une fenêtre laissée en oscillo-battant ne constitue pas une fermeture de sécurité. Les clés ne sont pas identifiées avec l’adresse, les badges perdus sont signalés et les outils ou échelles ne restent pas disponibles dans le jardin.
Pendant une absence, le courrier, les volets, l’éclairage et les publications sur les réseaux sociaux peuvent révéler une maison vide. Une personne de confiance et les dispositifs publics adaptés peuvent compléter la préparation. Les objets importants sont inventoriés et les preuves d’achat conservées dans un espace séparé.
- Verrouiller même pour une courte absence
- Ne pas cacher une clé dehors
- Programmer un éclairage crédible
- Faire relever le courrier
- Éviter d’annoncer le départ
- Conserver inventaire et factures
Détecter l’intrusion au plus tôt avec une alarme adaptée
Les contacts d’ouverture signalent une porte ou une fenêtre ; les détecteurs de mouvement couvrent des volumes ; des détecteurs extérieurs peuvent avertir avant l’effraction lorsqu’ils sont compatibles avec le site. Les animaux, rideaux, sources de chaleur et passages habituels sont intégrés au réglage.
La centrale, la sirène, l’alimentation secourue et la transmission constituent un système. Une application seule n’est pas une stratégie de réaction. Les scénarios absence totale, nuit et présence sont programmés pour que les occupants puissent armer simplement les zones pertinentes.
- Détection d’ouverture
- Détection volumétrique
- Protection extérieure ciblée
- Mode nuit
- Sirène intérieure et extérieure
- Transmission secourue
Utiliser les caméras pour la levée de doute, pas pour tout filmer
Une caméra utile confirme un passage à l’entrée, un franchissement ou une présence dans une zone sensible. L’image doit être exploitable de nuit et l’angle doit rester limité à la propriété. Une caméra braquée largement sur le trottoir ou chez le voisin crée un problème sans forcément améliorer la preuve.
Les comptes utilisent des mots de passe uniques et, lorsque disponible, une authentification renforcée. Les mises à jour, l’enregistrement local, la coupure Internet et la récupération de compte sont testés. Les captures ne sont pas partagées publiquement sans nécessité.
- Mission claire par caméra
- Cadrage limité à la propriété
- Test de nuit
- Compte sécurisé
- Stockage connu
- Export simple en cas d’incident
Organiser la réaction avant le déclenchement
Qui reçoit l’alerte ? Qui vérifie ? Qui peut se déplacer sans se mettre en danger ? À quel moment les forces de l’ordre sont-elles contactées ? Ces réponses sont écrites et testées avec un scénario fictif. Les occupants ne rentrent pas dans un logement lorsqu’une intrusion est possible.
Avec une télésurveillance, le contrat précise les événements reçus, la levée de doute, les contacts, les prérequis et les exclusions. Sans télésurveillance, au moins deux destinataires fiables et une transmission de secours réduisent la dépendance à un seul téléphone.
- Contacts prioritaires
- Consigne de levée de doute
- Interdiction de confrontation
- Procédure forces de l’ordre
- Double transmission
- Test périodique
Que faire après une tentative ou un cambriolage ?
Ne touchez pas inutilement aux accès ou objets et ne pénétrez pas si l’auteur peut encore être présent. Contactez les services compétents, suivez leurs consignes, photographiez les dégâts lorsque cela est possible sans altérer les lieux et prévenez l’assureur dans les délais contractuels.
Les séquences vidéo sont préservées rapidement avant leur écrasement, sans les diffuser sur un réseau social. Après l’urgence, l’analyse distingue le point d’entrée, le temps disponible, ce qui a fonctionné et les modifications nécessaires. Le simple ajout d’une caméra ne corrige pas automatiquement la faiblesse utilisée.
- Se mettre en sécurité
- Appeler les services compétents
- Préserver les traces
- Sauvegarder la séquence
- Informer l’assureur
- Corriger le scénario réel
Construire un plan en trois niveaux selon le logement
Le niveau essentiel corrige fermetures, clés, éclairage et habitudes. Le niveau renforcé ajoute une alarme zonée avec sirène, alimentation et transmission. Le niveau supervisé complète par vidéo ciblée, télésurveillance ou détection extérieure selon la maison, l’exposition et les absences.
Le devis doit montrer ce qui est indispensable et ce qui est optionnel. Une visite technique vérifie la couverture radio, l’alimentation, le réseau, les animaux, les ouvrants et les usages. La réception comprend un déclenchement de test et une formation de tous les occupants.
- Essentiel : fermer, retarder, dissuader
- Renforcé : détecter et transmettre
- Supervisé : lever le doute et traiter
- Options justifiées par le bâtiment
Questions fréquentes
Les réponses essentielles
Combien de cambriolages de logements ont été enregistrés en Île-de-France en 2025 ?+
Le SSMSI en recense 34 664, soit 5,71 faits pour 1 000 logements. Il s’agit des faits enregistrés par la police et la gendarmerie, pas de tous les faits subis.
Les cambriolages baissent-ils en Île-de-France ?+
Les faits enregistrés passent de 39 503 en 2024 à 34 664 en 2025, soit une baisse d’environ 12 %. Le risque propre à une habitation dépend toutefois de son environnement et de ses accès.
Quelle alarme choisir pour un appartement ?+
Une solution zonée autour de la porte, des ouvrants accessibles et des volumes pertinents, avec un mode nuit simple. Le choix exact dépend de l’étage, du balcon, des animaux et des parties communes.
Une caméra peut-elle filmer le trottoir devant ma maison ?+
Le cadrage d’un particulier doit rester limité à sa propriété et respecter la vie privée des voisins et passants. L’angle utile se règle sur place et les zones inutiles sont exclues.
Alarme ou caméra : que choisir en premier ?+
Le renforcement des accès et une détection d’intrusion forment généralement la première couche. La caméra complète la levée de doute et la preuve, mais ne remplace ni une fermeture correcte ni une réaction organisée.
Que faire si je reçois une alerte d’intrusion ?+
Ne vous exposez pas et ne rentrez pas si un intrus peut être présent. Appliquez la procédure prévue, utilisez la levée de doute disponible et contactez les services compétents selon la situation.
Sources consultées
Références officielles et techniques
La réglementation et les caractéristiques évoluent. Nous vérifions les textes et la référence exacte au moment du projet.



